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Histoire

Cernier est situé au pied de la grande côte, convertie de sapins, parallèle au mont d’Amin qui sépare le canton de Neuchâtel du Val de Saint-Imier. Le territoire de la commune comprend le plateau appelé la montagne de Cernier, continuation du plateau des Loges, plateau où l’on rencontre les fermes appelées : la Gautereine, Le Cernil à Marron, les Trembles, la Pouëte Mange, la Grande Berthière.

On jouit de Cernier d’une vue superbe sur tout le Val-de-Ruz, et même sur une partie de la chaîne des alpes. Les habitants qui aiment beaucoup la verdure ont établi avec le concours de la société "la Pomologie " de très beaux vergers, très productifs, qui donnent au village un aspect charmant et champêtre.

La première mention de Cernier date du 14ème siècle, mais ce village n’a pas d’histoire ancienne, malgré la présence d’un lieu de culte. On ne peut découvrir dans cette localité rien qui permette de soupçonner une origine gallo-romaine ou burgonde. Son nom nous donne un renseignement assez précis. Les Burgondes, en prenant possession de notre pays, ont introduit les lois et coutumes féodales. Le droit de vaine pâture était alors un droit dont tous pouvaient user. Mais l’exercice de ce droit de vaine pâture était alors un droit dont tous pouvaient user. Mais l’exercice de ce droit est funeste à tous les progrès de l’agriculture. Les Burgondes remédièrent à cet abus en instituant des cens et des redevances qui permettaient l’abolition de la vaine pâture. De la, l’origine des nombreux Cernils, enclos réservés et fermés d’une haie, d’une clôture en bois ou d’un mur dans lesquels l’agriculteur pouvait, en toute sécurité, se livrer aux rudes travaux de la culture du sol, de là aussi les nom de Cernets, de Cerneux, de Cernia, etc. On peut admettre que, primitivement, la forêt descendait jusqu’au fond de la vallée. Il est probable qu’un jour, un sujet du Comte de Valangin, un hébergeant, cherchant des terres à cultiver, défricha cette portion de la forêt ou les sources d’eau abondantes. Il semble du fait qu’un champ au sud de Cernier est appelé Champ-du-Moulin que l’eau devait être jadis beaucoup plus abondante encore. Toutefois, on n’a aucun indice d’un développement ancien de la localité. Aucun monument antique, aucune maison antérieure au 17ème siècle, ne nous fournit des renseignements probants. On citait comme curiosité la maison Veuve-Tripet, dont la construction avait ceci de particulier que le rez-de-chaussée et l’étage voûtés dans toute leur étendue. Elle fut démolie en 1887.

Nous Trouvons dans divers auteurs de courtes descriptions qui méritent une mention.

En 1693, Abraham Amiest écrivait :

" Cernier, Chésard le petit et Fontainemelon sont trois villages qui ne font qu’une paroisse dont l’église est annexée à la Cure de Fontaines, ils sont assis au revers d’une branche du Mont Jura regardant l’Orient d’Esté, dans un terroir assez bon. On a trouvé une eau médicinale à Cernier, couverte de papillotes d’or et de petits atomes émaillez de couleurs vives et belles comme l’arc-en-ciel, laquelle étant mise en usage, ne fait pas moins d’effet que celles de Rochefort.

En 1795 : " Cernier, grand et beau village ; il est aisé, et la Commune est riche, surtout en forêts de sapins. Les terres y sont bonnes. "

Sur le territoire de Cernier trois fermes sur le petit plateau dit des Loges, au pied du Mont d’Amin, à 2 km Nord de Cernier, sont désignées sous le nom de la Pouëte Mange. L’entonnoir vauclusien, qui a donné son nom à ce groupe de maisons, a été tristement célèbre au commencement du 14ème siècle par un assassinat dont les auteurs, pendus au gibet de Valangin, en 1802, ont été parmi les derniers condamnés à mort dans le canton de Neuchâtel. A peu de distance de ces fermes, on trouve un Menhir, dit le Menhir de la Pouëte Mange. Ce bloc portlandien, d’un mètre et demi de haut, d’un mètre 80 cent. De long et de 95 cent. De large, est isolé et rectangulaire. Il a fourni matière à bien des suppositions. Le dolmen repose librement sur le sol ; tout autour de lui, à une distance plus ou moins grande, on observe des blocs renversés, de dimensions plus ou moins grandes, qui forment une enceinte circulaire. Ce lieu remplit toutes les conditions qu’exigeait le culte druidique.

S. de Chambrier, en 1794, décrit la Poueta Manche comme suit :

Au-dessous des Chézardes et de Saint-Martin, dans le haut de la première montagne qui est la base du Mont d’Amin, est un quartier appelé les Planches : là aussi est une espèce de ces éboulements appelés entonnoirs, mais la forme n’en ressemble point aux autres. Il s’appelle la Male Manche : c’est un enfoncement qui, à la vue, paraît avoir de cinquante à soixante pieds de profondeur, sur peut-être vingt à vingt-cinq pieds de largeur. Il est percé perpendiculairement dans la massa du rocher, avec un diamètre égal dans le haut et dans le bas. Les bancs ou couches ne paraissent point brisés ; les faces en sont unies. "Il est certain que Cernier resta longtemps une petite localité de campagne sans importance, annexe de la paroisse de Fontaines, éloignée même des grandes routes et uniquement préoccupée de la culture des champs, et de l’exploitation de la forêt. Son développement est tout récent et date du moment où les voies de communications étant mieux établies, Cernier devint un centre important au point de prétendre à devenir ce qu’il est aujourd’hui et depuis 1878, le chef-lieu du district du Val-de-Ruz.

 

© Famille Fesselet 2001 Dernière révision : 11 août,2011 .